Elle-mère, maman concernée de trois mammifères survoltés, Loutre, sept ans, Marmotte, quatre ans et demi, et Belette, 19 mois. Peut-on à la fois être féru de littérature enfantine, très au point question principes d'éducation, passionné par la condition des mères (et des pères), ouvert aux autres, ET au bord du burn-out parental? Oui, on peut!
Longtemps nous avons attendu le printemps.
Les graines ont germé et leurs pousses ont menacé de s'enrouler aux rideaux du salon tandis qu'il gelait encore dehors.
A la mi-avril il a bien fallu les installer dehors mais alors les plantes ont manqué d'être emportées par les eaux. Chaque matin il fallait vider les soucoupes (sur la tête des voisins d'en dessous) et la moisissure guettait.
Le laurier a perdu toutes ses feuilles et semblait mort. Je l'ai taillé tout petit, sans grand espoir, en attendant de constater qu'il était bien trépassé.
Et puis...
Le cher laurier rose est revenu à la vie.
Le soleil manque encore. Mais quelques fleurs ont éclos. Dès qu'il fait beau plus de deux jours de suite, les "Morning glory" (autre nom des ipomées) portent bien leur nom et tiennent promesse. Les enfants en âge de se lever tous seuls se précipitent hors de leur lit pour compter les fleurs de chaque couleur...
Je n'aurais jamais pensé que faire venir le printemps serait une épreuve d'aussi longue haleine!