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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:58

Une fin de semaine très épanouissante. La grippe continue son jeu de saute-moutons chez nous. Après les enfants, les parents...

 

Mal à la tête. Mal au dos. Mal à la peau. Mal aux épaules. Mal à la gorge. Mal aux oreilles.

 

Fièvre. Frissons. Fatigue.

 

C'est sans doute dans ses moments-là qu'on mesure le plus le poids de son rôle de parent.

 

Mamie a aussi la grippe, il est hors de question de l" "inviter".

 

La gentille baby-sitter est en week-end au ski en amoureux...

 

Trouver une nouvelle baby-sitter en urgence quand on a 40°C et des enfants légèrement stressés par la mine de papa et maman. Mouais.

 

Donc on assure. Chez nous, on est malade le samedi et le dimanche, pas question de ralentir l'activité du pays ou de creuser le trou de la sécu.

 

Un petit problème de maths:

 

On peut prendre un cachet de 1G d'antipyrétique toutes les 4h, dans la limite de 4 par jour.

 

Où se trouve la planète de celui qui a pondu cette notice, soit celle où les jours durent 16h.

Medocs.png

 

Ou alors sa grippe dure moins de 16h...

 

J'en ai pris cinq à six par 24h depuis vendredi, et je suis encore là. Mais pas belle à voir!

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 22:51

Epidémie de "j'ai mal aux oreilles" dans notre province. Marmotte, la jamais malade, a gémit ce matin un pathétique "j'ai trop mal aux oreilles et à la gorge", juste à l'heure du départ pour l'école. 8h19.

 

Je sais, 95% des parents pourraient avoir envie de me trucider en lisant "8h19".

 

Nous habitons tout près de l'école. Très près. Tellement près que je me demande parfois si les filles ne pourraient pas aller à l'école avec leur veste sous le bras, tant s'habiller pour si peu de pas semble vain. Tellement près que nous connaissons très très bien les horaires de récréation dans cette école. Tellement près qu'il m'arrive d'entendre la cloche sonner depuis mon bureau et de ne même pas passer pour une mère indigne quand je déboule, le crayon sur l'oreille ou presque, dans l'escalier de la maternelle.

 

J'aggrave mon cas.

 

Donc, à 8h19, Marmotte semblait bien mal en point.

 

Je travaille à la maison la plupart du temps. Du moins j'essaie. Cf. ce brillant texte de Maman travaille. J'en ris encore. L'impression que chaque piège est mon quotidien.

 

Alors la "journée enfant-malade" n'est pas en cause. Je suis ravie d'avoir pu rester avec Marmotte, de l'avoir cajolée, de m'être sentie fière de la garder au chaud quand giboulées et bourrasques se succédaient dehors, accumulant sur le balcon des flocons énormes ou des grêlons homéopathiques... C'était merveilleux. Jusqu'à 9h15.

 

Allez savoir si c'est le délai pour qu'agisse l'ibuprofène ou si Marmotte a senti le vent tourner et l'éventualité d'aller quand même à l'école s'évanouir avec le coup de fil passé à la maîtresse.

 

Mais de 9h15 à il n'y a pas si longtemps, elle était en mode survoltée. Voulait faire de la peinture. Avait une faim de loup. N'a pas fait la sieste. A adoré la visite à la pédiatre qui a consenti à lui trouver un tympan "légèrement séreux" et la "gorge sèche".

 

A voulu à toutes forces que nous restions à la crèche pour l'apéro auquel toutes les familles (une centaine) étaient invitées. A sauté sur les tapis et hurlé avec ses ex-potes de crèche pendant que je tentais d'éviter que Belette ne boive mon cidre et que Loutre me refile en douce les parts entamées de ce qu'elle n'aimait pas. Tout en comptant les possibilités d'échanges de virus dans le saladier géant de chips ou des petites mains de 18 mois à 99 ans piochaient allègrement. Retour à 20h passées...

 

Une journée ordinaire.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:37

BB-Omelette-souriante.jpg

Aujourd'hui, les omelettes sourient...

 

Les filles ont aimé la salade de concombres express (à rien) et l'omelette "p'tit Billy périmé-origan-fond de pot de tomate-presque plus de parmesan".

 

Trop bon!

 

J'ai eu droit à cinq "Maman, t'es belle" de la part de Marmotte ce matin.

 

Loutre était heureuse d'aller à la musique (soit) ET de revenir de la musique (plus rare) : la conjonction des deux était carrément de l'ordre de l'inespéré jusqu'alors.

 

Bref, profitons du fait que je suis une non matheuse pour établir une corrélation totalement hasardeuse et invérifiable:

 

Les filles sont heureuses parce que leur môman a renoué avec l'écriture bloguesque.

 

Point.

 

Quoi?

 

C'est un peu rapide comme raisonnement, vous trouvez?

 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 13:02

Pendant longtemps, nos filles n'avaient que peu accès aux écrans.

Pas de télévision chez nous.

Les ordinateurs, étant nos outils de travail, à nous parents, étaient hors d'atteinte des enfants.

Mais ce que qu'elles appelaient leurs ordinateurs étaient en fait des ardoises ou des malettes très mignonnes qui leur évoquaient une tablette ou un netbook.

 

Des amis même pas geek avaient bien commencé à nous dire que nous étions trops méfiants, que nous ne pouvions pas les maintenir loin des écrans trop longtemps...

Mouais.

telecran25b15d.jpg

Donc dans la famille Telecran on se disait qu'on avait le temps, que ce serait bien assez tôt, etc.

 

 

De temps en temps, les dits enfants grimpaient sur nos genoux pour regarder avec nous des photos, des vidéos, faire un petit jeu.

De plus en plus souvent...

"Oui mais là, bon, je travaille!"

Et puis j'ai compris que ma fille aînée pensait que mon travail (je travaille beaucoup à la maison) consistait à regarder des vidéos du genre Ormie the pig ou à faire les soldes sur les sites de vêtements pour enfants...

Hem

J'ai donc emmené ma fille dans l'un des lieux où je travaillais hors de la maison (en l'occurence une salle de lecture des archives départementales): j'aime autant vous dire que ça lui est apparu beaucoup plus austère que dans ses rêves!

Puis nous avons installé un ordinateur dans le salon. C'est un ordinateur "de loisirs", sur lequel les enfants ont le droit de jouer, de piocher dans leurs favoris et de se laisser guider.

 

Deux conclusions:

Leur pratique très limitée jusqu'alors ne les empêche pas d'être très rapides, très dégourdies et très capables d'aller d'un jeu à l'autre, de piger instantanément en nous regardant faire ou même toutes seules (je parle de Loutre et Marmotte, Belette en est à attraper avec son pouce et son index!).

 

Leur dépendance à l'écran n'en a pas moins été instantannée et il faut désormais négocier âprement pour qu'elles acceptent de ne pas s'y mettre au saut du lit et pas plus d'une heure par jour (je sais, j'en reviendrai aussi mais pas tout de suite!)

 

Qu'est-ce qu'elles font?

 

D'abord, elles ont aimé

 poisson rouge

Et elles l'aiment toujours. Même si cet inégalable site de jeux est idéal surtout pour les débutants, parce qu'il stimule l'intelligence intuitive des enfants, en leur permettant d'appréhender les multiples usages de la souris, les mille façons de jouer, sans consignes, sans récompense autre que le plaisir du jeu.

 

Ensuite, en vrac, elles aiment

Tibao.jpgAmusant. Pas trop speed. Joli.

 

Et puis, mais je suis plus sceptique, elles aiment aussi les jeux en ligne de graine-de-curieux.jpgIl y a des choses marrantes, d'autres carrément agaçantes, pour les oreilles de parents!

 

Et puis des sites de dessin en ligne, pas toujours très ergonomiques ni très passionnants.

 

Dans un autre genre, elles ont découvert

capcanal.jpgnotamment les enquêtes de la Luciole, qui répondent très bien aux envies de Loutre ces temps-ci

 

Alors bien sûr, elles ont compris très vite l'intérêt et les limites de Youtube et consorts: on peut voire des Tomtom et Nana à l'infini (elles sont fan) mais parfois avec des pixels qui gâchent un peu le plaisir.

 

Non que j'étais persuadée de la nocivité des écrans (mais ça fait quand même plaisir de lire cet article-là) mais bon, voilà, il m'a fallu du temps pour les prendre par la main, m'en sentir capable. Loutre utilise la messagerie pour communiquer avec sa meilleure amie. Marmotte nous a prouvé qu'elle connaissait les lettres de l'alphabet (ou presque toutes). Belette développera bientot ses propres logiciels. Bien qu'aussi éloignée que possible du rat de bibliothèque qu'on imagine quand on entend "historienne", je flippe un peu!

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 12:36

Garder ses bonnes résolutions pour février était ma devise de janvier.

Commencer (demain ou plus tard) à me défaire de ma tendance à la procrastination.

Écrire plus souvent aux amis de tous les cercles : les « lointains », les « pas vus depuis longtemps », les « qui habitent à côté mais on ne croise plus c’est dommage », les « qu’on devrait inviter à dîner un de ces quatre »…

Arrêter de lasser mon entourage non pourvu d’enfants en bas âge avec mes considérations éducatives tâtonnantes, mes émois de mère et mes coups de cœur culturels destinés aux moins de 12 ans.

                                                                                          

J’avais créé ce blog en septembre 2011, peut après avoir appris que je serais sous peu à la tête d’une famille nombreuse. Comme tous les procrastinateurs, je m’étais fixé des objectifs fous et irréalistes, voire même prétentieux. Je n’ai pas tenu longtemps. Pourtant, quand je poste un message sur un blog ou quand je me ballade dans la blogosphère, je réalise combien j’aime y faire la conversation. Envie d’échanger, de dialoguer, avec ses adultes (souvent jeunes parents) avec qui j’ai tant de choses en commun, et surtout une, l’envie d’écrire.

Alors ce sera quand je veux. Mais plus d’une fois par an…

Il y aura des brèves pour les semaines de folie.

Il y aura l’envie de raconter ce qu’on lit, fait ou regarde avec mes filles, dans les livres, au cinéma, au théâtre, dans les musées, sur le net, ailleurs…

Il y aura Loutre (6 ans depuis novembre), Marmotte (qui aura 4 ans en juin) et Belette (bientôt 10 mois) entre toutes les lignes.

Le reste on verra !

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 21:25

Je remercie souvent, mentalement, en mon for intérieur, les géniteurs de Claude Ponti d'avoir enfanté ce petit-là et toutes les pierres de son chemin d'avoir fait de lui l'auteur qu'il est.

 

Pour les parents, lire du Claude Ponti à ses enfants, c'est du "nanan". Un pur délice. Une détente très douce et très piquante. Un bonheur de mots et d'images. L'imagination et l'intelligence au pouvoir, insoumises et indomptables, le temps d'une histoire folle.

 

En ce moment, je lis à mes filles Le chien invisible. Bon, je sais, je ne suis pas dans l'actualité littéraire la plus brûlante, mais je lirai bientôt Mô-Namour, le dernier sorti, mais là, vu le niveau d'angoisse de Loutre en ce moment, les histoires avec les parents qui meurent au début, j'évite, même quand c'est du Ponti. J'ai peut-être tort...

 

Chien-invisible.jpg

 

 

Je ne me lancerai pas dans un résumé pontiesque. Hors de question. C'est irracontable. Ou alors on trouve ça légèrement plat voire nunuche, alors que c'est tout sauf ça.

 

C'est, comme toujours, une histoire à tiroirs, à niveaux de lecture différents. Mais les parents ne s'éclatent pas sur le dos des enfants, ne rient pas d'histoires que les enfants comprendront, dépités et vexés, quand ils seront plus grands.

 

Non, à chaque lecture, Loutre, 5 ans, découvre un nouvel élément de l'histoire. Une chose qu'elle n'avait pas interprétée jusque là. Et qu'elle peut comprendre à sa façon. Comme ça parle de soi et de l'autre, de la solitude et de l'amitié, de l'attention et du délaissement, des enfants sages et des enfants incontrôlables, du conformisme et des moyens d'y résister, de la loi du plus fort et de celle du plus malin, du vrai-vrai et du vrai-imaginé, de l'amour et de la folie, ça permet de rêver ensemble, de parler de ce qu'on comprend, de ce qui résonne en soi, entre adultes et enfants, et ça permet de se comprendre autrement.

 

Merci Claude Ponti.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:57

Quelle mère est-on? Quelle mère se sent-on être? Et, ce n'est pas juste pour l'alitération, quelle mère a-t-on l'air d'être?

 

Bon, il serait temps de se poser cette question, me direz-vous! Loutre va avoir cinq ans...

 

Non, non, cette question je me la pose chaque jour depuis environ six ans. Enceinte pour la première fois, j'ai dévoré Comment ne pas être une mère parfaite, de Libby Purves, avec délectation. En riant beaucoup. En me disant que tout cela avait l'air bien simple.

 

Ensuite, j'ai constaté que ça ne l'était pas, mais que je n'étais pas la plus désarmée. Le fait d'avoir eu l'occasion de vivre sa vie d'adulte librement, de réfléchir à ses actes, de prendre du recul sur ce qu'est notre société, ça aide pas mal. Dire que ça a suffit et que tout est simple serait très malhonnête de ma part. J'ai tâtonné beaucoup et tâtonne encore. Mais cinq ans et quelques mois après, alors qu'un troisième enfant arrive, j'ai comme l'impression d'avoir toujours été mère, ou du moins de l'être depuis assez longtemps, et de l'être tellement intensément ces temps-ci, que je ne m'interroge pas toujours assez sur ce que ça veut dire.

 

Il y a quelques jours, par curiosité, je suis allée voir le film Un heureux évènement et cela a réveillé des questions chez moi. Le film n'est pas un chef d'oeuvre à mes yeux. Apparemment il trahit le propos de l'auteur du livre dont il s'inspire, Eliette Abecassis. Je n'ai pas lu ce livre. Mais ce qui me frappe c'est l'échec du film à montrer que ce qui pose un problème insurmontable au personnage principal (la jeune femme qui devient mère), c'est la somme d'injonctions contradictoires qui lui sont adressées, et la surdité de son entourage et de la société à la détresse que ça suscite chez elle. Et l'impasse dans laquelle elle demeure à la fin, en ayant trouvé comme porte de sortie l'abandon de sa thèse et un départ d'écrivain à partir de son expérience douloureuse et heureuse de la maternité.

 

Sa situation de doctorante, intello précaire, rêveuse exigente et colérique, m'a rappelé ma vie à moi. Bon, on ramène toujours tout à soi, évidemment, mais là c'était pour moi troublant. Mais le film ne dit rien sur la difficulté d'être parents et d'être des adultes heureux dans leur boulot, qu'il soit salarié ou non, qu'il morde sur la vie familiale ou que ce soit l'inverse.

 

L'accouchement décrit dans le film ressemblait à mon premier accouchement. Mais je n'ai pas trouvé de fil conducteur très clair sur l'impact du traitement qu'elle subit alors: un obstétricien très peu respectueux de son corps et surtout une sage-femme caricaturale (qui d'emblée la délégitime et l'infantilise) mais quand même gentille. J'en ai croisé une méchante, dont les premiers mots à mon endroit ont été "Ben oui ça fait mal, on vous avait pas prévenue?", et il ne me viendrait pas à l'idée de lui trouver des circonstances atténuantes. Sans lui attribuer toutes mes difficultés, je la tiens pour responsable de certains de mes doutes les plus tenaces et de bien des larmes des premiers mois, quand je me sentais incapable et que ça me paniquait. Je ne suis pas sûre de devoir écrire au passé. Il m'arrive encore fréquemment d'avoir des sueurs froides quand je me retrouve dans une impasse avec l'obligation d'assurer et une situation chaotique côté mouflettes.

 

Je suis souvent frappée du décalage entre les personnages privés et publics que sont les mères. Nous le savons toutes. Les meilleures mères sont souvent celles qui se disent mauvaises ou indignes, parce que ces qualificatifs disent leur désir de bien faire tout en sauvant leur peau et donc en gardant leur humour. Comme d'autres que j'admire, j'espère plutôt être une mère très digne... Mais je m'étonne du contraste entre les discussions qu'on a dans l'anonymat d'internet ou dans la confiance des relations d'amitié (plus rarement) et le show incessant des super-mamans sur les scènes où nous sommes en chassé-croisé (crèche, école - il y en a qui comparent la sortie de l'école et les soldes, cf. notes de bas de page de l'article de cette copine-ci, j'adôôôre -, cours de danse/de musique, square etc.) et dans les clubs prônant le retour au maternage. Je ne citerais personne, je tiens à la vie, mais je reviendrais sur les implications que je vois dans cette volonté d'emprise naturaliste sur nos vies. C'est un autre sujet. Des tabous? Noooonnnn!!!!!!!! Comment ça, des tabous?!!!

 

Si?!!!

 

Comment ça, on est toutes schizophrènes? Ah non, pas moi!

 

Si?!!! Vous croyez???

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Published by elle-mere - dans Mères dans la cité
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:33

Elmer-et-l-etranger.jpg

 

Elle-mère / Elmer, vous aviez saisi n'est-ce pas?

 

Quoique plutôt attirée par des auteurs moins visibles, pour moi comme pour mes filles, j'aime me laisser convaincre. Parmi les têtes de gondole des rayons librairies que je fréquente le moins, ne trouvent grâce à mes yeux qu'Elmer et, un peu, Barbapapa. Le premier, parce qu'il faut vraiment être malhonnête pour trouver ça mauvais, le second, par nostalgie surtout. Les autres: Petit ours brun, Tchoupi, Oui Oui (là je meurs), Pénélope (au secours!), Emilie, Trotro et cie peuvent aller se rhabiller, je n'ai pas l'intention de les inviter ici.

 

Mais Elmer, avec ses couleurs chatoyantes de rainbow flag et son message de paix, a toute ma sympathie. Et Elmer et l'étranger, emprunté par mes filles à la bibliothèque du quartier il y a quelques jours, me plaît plus que les autres que je connais. Je m'attendais à une jolie histoire, limite cucuche, sur la tolérance, comme d'hab'. Mais c'est mieux que ça. C'est aussi une invitation à regarder l'autre (l'étranger) avec un regard neuf et donc à l'aider formidablement. Autrement dit, ce n'est pas seulement une ode à l'acception de l'autre, genre bon ben puisqu'il est là on va faire avec, mais une façon de dire que regarder l'autre et le considérer est un cadeau pour lui et pour soi. Par les temps qui courent, ça fait plaisir!

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:39

Oui voilà. Je suis comme tout le monde. Certains jours, j'ai très très envie que Marmotte accepte de s'habiller en moins d'une demi-heure et que Loutre oublie qu'elle déteste les courgettes dont elle a raffolé de six mois à quatre ans et demi.

 

Alors je fais, à ma façon, comme tous les parents de terrible two du monde, je ruse. Pour s'habiller sans péter un câble, pour dîner en paix, pour partir en balade avant la nuit, pour pour pour... Je planque les courgettes dans des croquettes au parmesan, je chante à tue-tête pour faire diversion, je stimule la bosse des maths en donnant la becquée, je fais ce que je peux, quoi! Et j'ai un mari, le père de Loutre et Marmotte, donc, si vous suivez, que nous pourrions appeler Rusé Goupil et qui raffole de ces méthodes-là. Tellement qu'il met la barre très haut et qu'en matière de ruses, de diversions et d'arnaqu'ô mômes il est le champion hors catégorie. Et c'est là que le bât blesse.

 

Il y a des matins (au hasard vers 12 semaines d'aménorrhée, le coeur au bord des lèvres, un torticolis terrible et un moral qui attend de se réveiller) où je n'ai pas du tout envie de chanter, de compter les bouchées ou de chercher des mouches au plafond. J'aimerais juste que mes filles acceptent que là, c'est bon, ça devient relou, il faut y aller et c'est comme ça.

 

Problème n°1: Rusé Goupil a encore de la ressource, lui, et ne comprend pas toujours mon exaspération. Bon, s'il veut bien se coltiner l'habillage ou la crise de nerfs de Marmotte et/ou Loutre pendant que je file me pomponner, ça me va bien... Mais s'il est sur le pas de la porte, en route pour le boulot, là je dis "Niet". Le problème n°1 se résout facilement d'un ironique/amical et/ou amoureux: "tu t'occupes de tes oignions OK!"

 

Problème n°2: Il me semble que Loutre, du haut de ses cinq ans, est tout à fait en mesure de se voir rappeler qu’il faut respecter le principe de réalité. Je trouve même que, par périodes, elle ne s’y heurte pas assez. Du moins à la maison, parce qu’à l’école, c’est du matin au soir qu’il lui faut ronger son frein, faire avec, tenir compte d’un nombre incalculable de contraintes. C’est de manière complètement délibérée et assumée que nous considérons qu’à la maison, et notamment le week-end, le caractère contraignant de la vie doit être un peu mis en sourdine, pour que tout le monde s’épanouisse. Facile à dire. Car Loutre est futée et entend bien profiter à fond de cette disposition parentale… On a le droit de mettre tout sans dessus dessous dans le salon ? Ok ! Maman me demande de ranger ? Je trépigne de rage : « ah non ! pis quoi encore ! ». Je n’ai pu ni voulu user de ruse cette fois-là. « Tu ranges ou au moins tu aides à ranger, parce que tu savais pertinemment qu’il faudrait le faire après avoir renversé toutes les caisses de jeux sur le parquet ».

Mais pour Marmotte, deux ans un tier donc, c’est une autre paire de manches. La question des conséquences de ses actes ne lui paraît pas encore lumineuse. On en est aux balbutiements. On ruse un peu plus, tout en introduisant petit à petit des règles simples. Mais on ruse encore. Et Loutre tente de s’engouffrer dans la brèche en exigeant d’être traitée avec la même mansuétude et la même bonne humeur.

Ce matin, ce n’était pas si mal. Elle a convenu qu’il était un peu exagéré d'exiger de l’aide, l’attention totale de ses deux parents et un show complet du Rusé Goupil pour détourner ses ronchonneries de sa culotte. Vous savez les Petit Navire ;-) ? Et bien Loutre soutient que l’étiquette n’y est pas toujours du même côté et que donc les mettre à l’endroit du premier, voire du deuxième coup, est totalement impossible…

Pendant ce temps, Marmotte avait décrété qu’elle voulait mettre la marinière rouge qui traînait sur la commode. « Pourquoi ne pas lui dire oui » s’est empressé de dire Rusé Goupil, sans réaliser que si la marinière était SUR la commode et non DEDANS c’est parce qu’une tache de peinture grosse comme un coing en orne le plastron. Pas tirées à quatre épingles, certes, mais de là à sortir dans cette tenue... Rusé Goupil avait une réunion à 8h30. J’ai fait le trajet jusqu’à la crèche avec une Marmotte hurlant dans sa poussette : « Pa sulà l’aute ». En manches courtes et la marinière à bout de bras (« sulà », qui ressemble beaucoup à « l’aute », je ne suis pas cruelle…). Je suis passée pour une mère psychorigide. Et Marmotte s’est heurtée au principe de réalité. Comme un lundi !

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:56

Chagrin-tout-doux.jpg

 

Un classique par chez nous que j'avais presque oublié avant que Marmotte, deux ans un tier (Loutre tient beaucoup à un compte exact des fractions d'années, nous nous y tenons...), ne l'extirpe de derrière l'étagère tout à l'heure. Au moins un an qu'il croupissait là et la bibliothèque des merveilles est tellement fournie que nous ne nous en étions pas alarmés.

 

Et donc j'ai pu apprécier combien un bon et simple livre peut être aimé de différentes manières, à six mois, à douze mois, à vingt-huit mois (je sais additionner les tiers et les zentiers, moi Madame). Celui-ci va crescendo, comme une litanie, sans être trop répétitif (et c'est un exploit, je ne supporte plus les livres où il faut répéter la même chose huit fois). C'est doux, joli, apaisant. Je dirais que ça s'adresse aux bébés. Aux bébés de six mois ou de dix-huit, mais également au bébé grognon qui sommeille dans votre grand(e) de cinq ans ou presque. Et ça marche. Mieux, ça rassure sur ce qu'est le chagrin, la peine et la peur. La réponse du livre est: "c'est quelque chose qu'il faut prendre en considération, en soi. Et si à la fin le chagrin s'envole, ça semble être l'effet d'une grâce très meugnonne...

 

Pas sûre de vous avoir convaincus...

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A Propos

  • : Le blog de elle-mere
  • Le blog de elle-mere
  • : Elle-mère, maman concernée de trois mammifères survoltés, Loutre, sept ans, Marmotte, quatre ans et demi, et Belette, 19 mois. Peut-on à la fois être féru de littérature enfantine, très au point question principes d'éducation, passionné par la condition des mères (et des pères), ouvert aux autres, ET au bord du burn-out parental? Oui, on peut!
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Illustrations ©LuceGribouillon

L'illustration de la bannière de ce blog est l'oeuvre exclusive de Luce Gribouillon, que je remercie très chaleureusement.

 

Vous pouvez admirer ici les réalisations de cette illustratice/peintre/dessinatrice, entre autres talents de cette maman qui en a beaucoup!

 

http://lucegribouillon.blogspot.fr/

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